5 déc. 2022
Les piliers de la méditation tibétaine
Les piliers de la méditation tibétaine
Pour permettre aux pratiquants d’arriver à la pleine conscience, cette pratique repose sur 3 axes fondamentaux :
- la pacification de l’esprit ou samatha (Chiné) ;
- la vision supérieure ou la reconnaissance des qualités de l’esprit ou vipassana (Lhaktong) ;
- l’apprentissage de la compassion (Tonglen).
Le Chiné (chi : dans la paix, né : l’esprit demeure)
Aussi appelé samatha en sanskrit, il vise à calmer le mental et à parvenir à la relaxation du corps. Pour cela, il est impératif de développer sa capacité à stabiliser l’esprit dans le calme. C’est la première étape dans la méditation tibétaine. On le nomme samadhi de Chiné en tibétain et est traduit généralement par la pacification de l’esprit, l’absorption méditative ou encore la contemplation.
Quoi qu’il en soit, le Chiné permet de se libérer de toutes formes de perturbations. Dans la pratique, il s’agit d’un travail préparatoire permettant de discipliner l’esprit. Et ceci, en vue d’effectuer la méditation de manière plus authentique, autrement dit le vipassana. Pour ce faire, le Chiné inclut :
- le ānāpānasati ou l’attention portée sur le souffle ;
- le mettā bhāvanā ou le développement de la bienveillance ;
- le dhyāna ou le développement de la concentration.
La méditation tibétaine suppose que la personne se place dans un premier temps dans la position du lotus. Il s’agit d’une posture de hatha yoga et d’une position exécutée dans la méditation bouddhique. Ici, le pratiquant croise ses jambes, repose ses mains sur les genoux en touchant le sol et garde la tête dans l’alignement de la colonne. Puis dans un second temps, ce dernier place son esprit dans un état de vigilance sans qu’il y ait la moindre distraction.
31 déc. 2021
Les 6 paramitas ou bienfaits qui mènent à l’éveil
Les six paramitas sont les six vertus essentielles de toutes les pratiques du Mahayana. Paramita est un mot sanskrit qui signifie Perfection, entendu comme ce qui va au-delà de la dualité. Ce sont les qualités de l’expérience éveillée qui, lorsqu’elles sont mises en pratique, mènent à l’Eveil.
Ces six perfections suivent un ordre qui est celui d’une certaine progression logique, d’une gradation.
1 – la Générosité : la pratique commence par le don et l’aptitude au don. Plutôt que de garder égoïstement, il s’agit simplement d’accepter de donner quelque chose, de partager. C’est le premier pas dans le dépassement d’une attitude égotique
2 – la Discipline : elle peut être intérieure ou extérieure. Intérieurement, on la pratique avec la méditation de Tonglen – prendre en soi la souffrance des autres et donner de la lumière-. Extérieurement, on fait la même chose mais cette fois en situation pratique.
Don et discipline sont la base de la pratique et le dépassement de nos attitudes égo-centrées.
3 – la Patience : non dans le sens d’endurer, de supporter ce qui est pesant, en se durcissant, se blindant pour tenir le coup. La patience ici est d’adopter une attitude flexible, fluide, transparente de façon à ce que les situations coulent sans heurts.
4 – l’Energie : adopter une attitude dynamique et enthousiaste. L’énergie est indispensable si l’on comprend la valeur profonde et le sens de notre engagement. Même si c’est parfois difficile. Dans la pratique du Dharma, on ne peut pas progresser sans énergie, cette force intérieure, sans laquelle aucune transformation ne peut se réaliser.
5 – la Méditation : pour pratiquer la méditation, il faut donner de son temps. Il n’y a ni contrainte, ni effort volontariste, simplement revenir à la présence
6 – la Compréhension : c’est l’expérience directe, immédiate de l’esprit et de la réalité. C’est la réalisation de cette intelligence profonde qui fait que toutes les autres vertus sont accomplies à la perfection, libres d’un objet, d’un sujet ou d’un acte. Le 6è paramita est l’accomplissement des 5 précédents et, appliqués dans les situations quotidiennes, ils deviennent des perfections. C’est l’expérience d’immédiateté non intentionnelle, la non-dualité.
23 août 2021
Virus, vaccins… Terrain ? - Jean Yves Leloup, Août 2021
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17 mai 2021
YOGAS SUTRAS de Patanjali
YOGAS SUTRAS de Patanjali
éd Albin Michel – collection Spiritualités vivantes – traduction Françoise Mazet
En 195 aphorismes, les Y.S. De Patanjali codifient l'enseignement d'une pratique traditionnelle plusieures fois millénaire.
C'est l'esprit même du Yoga qui se trouve ici décrit, résumé en une série de remarques lapidaires et lumineuses.
Vrai traité de connaissance de soi, cet ouvrage est l'un des textes majeurs de l'humanité. Son message, transcendant les siècles, se révèle bien plus que moderne : essentiel.
Introduction
Cette lecture ne peut se faire qu'à la lumière de la pratique, celle-ci éclairant celle-là, et vice versa.
Il est difficile de situer très exactement le Y.S., mais, que Patanjali ai existé en tant que personne, ou qu'il représente un courant de pensée, que ce soit deux siècles avant notre ère ou quatre siècles après, l'enseignement des Sutras codifient une pratique traditionnelle d'une très grande importance.
Le mot Sutra, en sanscrit, désigne le fil du collier et, par extension, le fil conducteur d'un raisonnement, d'un exposé. Il évoque aussi les perles du collier, et désigne les 195 aphorismes qui constituent le traité.
Pour nous occidentaux, le message des Sutras me paraît résider dans la relation avec les autres, qui passe par la relation avec soi
-même.
L'immense richesse de ce texte est utilisable au quotidien dans notre vie phisique et psychique, personnelle et relationnelle.
Avec un souci du détail permanent, Patanjali explore l'univers psychomental et nous donne un moyen simple, concret, merveilleusement efficace pour devenir plus conscients, plus vigilants, plus aptes à vivre chaque instant dans sa plénitude.
SAMADHI PADA premier chapitre : nous indique la direction :
la finalité du Yoga c'est le Samadhi, cet état déconditionné, dans lequel, enfin libres des automatismes de comportement et de pensée, on peut faire un avec la vie, en acceptant que tout change et se modifie.
Yogash chitta vritti nirodhah :
« le Yoga est l'arrêt de l'activité automatique du mental »
commentaire de Françoise Mazet
Patanjali nous donne un moyen : arrêter l'agitation automatique du mental. Il nous dit d'entrée de jeu quelle est l'extraordinaire conséquence de cet acte apparemment si simple. En nous libérant des automatismes, le Yoga nous révèle notre capacité d'être.
Cette conscience profonde que Patanjali appelle Drashtar, celui qui voit, c'est le Témoin immobile, permanent, qui nous fait participer à l'énergie cosmique, audelà de notre incarnation matérielle.
Qu'on le nomme Drashtar, l'Atman, le Soi, le Centre, c'est une richesse commune à tous les hommes, source d'amour, de vie, de créativité, que, pour la plupart, nous cherchons à l'extérieur, alors qu'elle est en nous.
16 mars 2021
Jean Yves Leloup, Mars 2021
2 mars 2021
Jean-Yves LELOUP Avant la nuit…
25 févr. 2021
Marc Froideval : Méditation et hatha yoga
Marc Froideval : Méditation et hatha yoga
22 Jan 2011
(Revue Être Libre. No 295. Avril-Juin 1983)
« Je fais de la méditation », « j’ai médité », « j’aimerais méditer »… Petites phrases mille fois entendues. Faut-il s’en moquer ? Sont-elles critiquables dans la bouche des uns ou des autres, alors que des systèmes bien organisés, dits de « méditation », semblent vouloir les revendiquer très clairement ? Mais ne s’agit-il pas là d’un moyen habile pour faire se lever quelques questions fondamentales telles que celles-ci : La méditation est-elle une action ? S’inscrit-elle dans le temps ? Peut-elle être provoquée, voulue, désirée ?
Et qui est ce « Je » qui prétend méditer, qui voudrait se projeter dans la méditation et qui arrive à la situer dans son petit catalogue des évènements spatio-temporels auxquels il a conscience de participer ?
« Je », c’est certain, se sent limité, contraint, menacé. « Je » est né. « Il » va mourir. « Je » frissonne, « Il a peur », « se » sent angoissé. Et pourtant, tout au-dessus de cette mêlée, de ce bourbier, il semble exister des zones du mental moins comprimées, plus libres, plus spacieuses, moins soumises que d’autres aux emprises de la vie matérielle, sociale et psycho-illogique. « Je » est capable de sourire, de chanter, de danser ! Mais cela ne dure pas. « Je » c’est certain est incertain. Ce qui est stable en lui, c’est l’instabilité. Alors, il se tourne vers ce qui pourra lui donner une certitude, une stabilité, une assise. La religion, puis la science, lui ont apporté cette stabilité. Mais aujourd’hui, science et religion sont bien mouvantes ou éprouvées. Alors des mots sont là, Yoga, méditation, Zen. Et « Je » se tient en face d’eux, dans l’expectative, que couvrent-ils ? Ils semblent vouloir répondre à ce vieux rêve humain : depuis qu’il est homme, l’homme n’a jamais accepté ses limites, les limites de son action, et surtout les limites de la pensée. Aucun homme au monde n’a pour but d’être demain plus inconscient qu’aujourd’hui.
Ouvrir, élargir sans cesse le champ de la conscience, telle semble être la destinée de l’être humain. Mais comment ?
En accumulant les expériences, en additionnant les lambeaux de connaissance : c’est là la voie matérialiste, le domaine de l’avoir.
Ou encore en ne faisant rien, en se contentant d’être, tout simplement, tout souplement : c’est là la voie méditative, voie directe, immédiate et sans acquis, la voie de la dénudation et du dénuement qu’exprime le mot sanscrit Dhyana et ses traductions chinoise (CH’AN et japonaise ZEN).
A la limite, Dhyana c’est « être », être soi, soi-même, c’est-à-dire dans un état d’identification totale avec ce que l’on est, profondément, intrinsèquement, fondamentalement. Fondamental, fond-amental…
Mais n’y a-t-il vraiment rien à faire pour atteindre cet état de non-faire qui, soi-disant, ne peut être atteint puisqu’il est toujours au cœur de nous-mêmes ? Et n’est-ce pas frustrant pour nous, Bébé-Yogis, si pleins de bonne volonté, sinon d’ambition, et tout entourés de piles de livres nous expliquant comment faire pour ne rien faire, de s’entendre dire que tout cela est inutile ? Inutile vraiment, les 6 membres de l’Ashtanga-Yoga de Patanjali, Yama, Niyama, Asana, Pranayama, prathyara, Dharana, qui précèdent les 7ème et 8ème, Dhyana et Samadhi ? Inutile toutes ces postures à quoi se résument souvent pour l’occidental ce que les Indiens appellent Hatha-Yoga ?
Certains Yogis, (et qui ne sont plus des bébés); pratiquent des postures diverses, très nombreuses ou peu nombreuses, d’autres, une seule posture, la posture popularisée par le Bouddha et que le Zen japonais a adoptée en la codifiant très précisément, d’autres encore, aucune posture physique, mais plutôt une attitude mentale comme dans le C’han, comme Krishnamurti (encore que Krishnamurti pratique certaines postures pour des raisons hygiéniques et thérapeutiques) et comme les pratiquants du Jnana-Yoga indien. Mais où est la différence ? Chacun ne se lève-t-il pas, ne s’endort-il pas ? Et pourquoi personnellement pratiqué-je des postures ?
Parce que mon corps a pris l’habitude de toujours faire les mêmes gestes. Mon corps a oublié tous les angles sous lesquels il peut bouger. Mon corps a oublié ses multiples possibilités. Elargir et varier les Champs d’action du corps. Elever le corps à son propre niveau, sans plus. Actualiser simplement ce qui, jusqu’alors n’était encore que potentiel. Simplement vivre en triangle, vivre en équilibre sur la tête, vivre en torsion intense, vivre en étirement intense ou en assise paisible. Tout cela fait partie du possible. Tout cela est égal. Tout cela n’a pas plus de valeur, ni moins de valeur que n’importe quel geste de la vie quotidienne, que la respiration du moment, qui est la seule qui compte puisqu’elle est l’indispensable maillon dont les autres ne sauraient se passer. Et c’est d’ailleurs pour cela que la prise de conscience de la respiration joue un si grand rôle dans nos activités.
Alors donc, dans les postures, à l’écoute du souffle profond, immédiat du réseau serré des habitudes, du corset imaginaire dans lequel il est engoncé. « Mon » corps n’est pas, n’est plus, ce que je croyais qu’il était. « Mes » idées sur le corps, « Mon » idée du corps, tombant, l’une après l’autre. Alors, les autres plans du mental (car ce que nous appelons le corps n’est peut-être après tout, qu’un des plans du mental), peuvent se laisser toucher par le pré-sentiment d’une mutation possible et soudaine qui est méditation : de l’infiniment proche, de l’infiniment intime jaillit l’état méditatif, l’état d’Etre. Joyeux instant, éternel instant, toujours renouvelable. L’Ego a disparu ! Ne pleurons pas l’égo. Tout commence à l’instant même.
22 janv. 2021
poème d’une poète allemande : Elli Michler
6 janv. 2021
"Si nous restions calmes." Jean-Yves Leloup
4 déc. 2020
Intelligence du cœur Christian Bobin
« Il n’existe pas d’intelligence artificielle. La racine de l’intelligence, son centre invisible à partir de quoi tout rayonne, c’est l’amour. On n’a jamais vu et on ne verra jamais d’amour artificiel. »
Christian Bobin
27 juil. 2020
les Yoga-sutra de Patanjali
Texte fondateur, les Yoga-sutra de Patanjali décrivent le but du Yoga et la méthode pour l'atteindre. Ils enseignent les différents aspects de la pratique ainsi que les obstacles que l'on peut rencontrer et les moyens de les résoudre.
Il en existe de nombreuses traductions, ainsi que de nombreux commentaires en sanscrit.
"La souffrance à venir peut et doit être évitée." Y.S. de Patanjali
Aperçu de la méthode
Afin que l'esprit, tel un cristal, ne soit plus troublé par le défilement des pensées et des émotions, et qu'il puisse refléter le réel sans perturbations, la méthode enseigne des règles de comportements à observer au quotidien ainsi que des exercices à pratiquer sous la conduite d'un enseignant.
Les progrès dans l'application des règles de comportements - plus faciles à énoncer qu'à appliquer -, auront leurs correspondances dans la pratique. De même que les progrès dans la pratique aideront à améliorer nos comportements. Celà peut prendre plusieurs vies !
Ceci n'est qu'un bref résumé et certaines traductions peuvent être erronées.
LES HUIT ETAPES DU YOGA:
Les 5 Yama :
Les 5 Niyama :
Asana : les postures,
Prânâyâma : les exercices de respiration,
Pratyâhâra : le retrait des sens des expériences du monde,
Dhâranâ : Concentration sur un sujet spécifique,
Dhyâna : Concentration sans distractions sur un sujet spécifique.
Samâdhi : Fusion complète avec le sujet de concentration,
1 .Les 5 Yama : comportements à observer envers les autres, en pensées, en parole et en action :
ne pas blesser ou nuire à un être vivant (animaux compris), ahimsa,
rechercher la vérité sous toutes ses formes, ou sathya,
l'honnêteté, ne pas s'approprier ce qui ne nous appartient pas, ou asteya,
la fidélité, la modération, ou brahmacharya,
l'absence de possessivité, de convoitise ou aparigraha.
2 .Les 5 Niyama : comportements envers soi-même :
la pureté, la propreté ou shaucha,
le contentement, apprécier ce que l'on a, ou samtosha,
l'effort soutenu, ou tapas,
l'étude des textes sacrés, ou svadhyaya,
l'abandon de l'ego à la volonté Divine, ou ishvarapranidhana, "Que ta volonté soit faite !" "Ainsi soit-il !".
3 .Asana : les postures,
4 .Prânâyâma : les exercices de respiration,
En règle générale, le Prânâyâma est défini comme une prolongation d’inspiration et d’expiration.
Or, dans la pensée indienne, d’où vient le concept de Prânâyâma, le mot Prânâyâma a un sens plus profond qui va au-delà d’un simple mouvement respiratoire :
“Ton âme qui va au monde de l’au-delà, O mortel, je l’attelle par Prâna avec deux porteurs : Prâna et Apâna. Maîtrise les par Prânâyâma, prends refuge en Dieu et tu seras uni à Lui, pour ne jamais revenir.”
Atharvana Veda 18.2.56" Article de Sri T.K. sribhashyam
5 .Pratyâhâra : le retrait des sens des expériences du monde,
6 .Dhâranâ : Concentration sur un sujet spécifique,
7 .Dhyâna : Concentration sans distractions sur un sujet spécifique.
8 .Samâdhi : Fusion complète avec le sujet de concentration, il n'y a plus de dualité.
"Quand la conscience est en relation avec cela même qui n'a pas de forme, c'est le samadhi (III.3). C'est l'état d'unité. La conscience a rejoint l'Absolu, alors que Dhyana est encore dans la dualité. "
"L"accomplissement du Samadhi provient de l'abandon à Dieu"
Yoga-sutra II-45 Traduction de I.K. Taimni
19 avr. 2020
Partage avec... Annick de Souzenelle
Partage avec... Annick de Souzenelle (Coronavirus, transformation et Dieu intérieurs, Amour...)
vidéo:
https://youtu.be/0W0NvmFBjGY
Après des études de mathématiques, Annick de Souzenelle a longtemps été infirmière anesthésiste, puis psychothérapeute.
D'abord catholique, elle se convertit en 1958 à la religion orthodoxe, et étudie la théologie, ainsi que l'hébreux.
Elle poursuit depuis une trentaine d'années un chemin spirituel d'essence judéo-chrétienne, ouvert aux autres traditions.
Elle est l'auteur de nombreux ouvrages de spiritualité. Sa recherche s'inspire de la spiritualité cabaliste.
Elle a créé fin 2016 une association nommée Arigah pour assurer la transmission de son travail, rassembler ceux qui cheminent avec son enseignement et assurer l'animation de l'Institut d'Anthropologie Spirituelle.
Liste des ouvrages d'Annick de SOUZENELLE
Le Symbolisme du Corps humain
L'Égypte intérieure ou les dix plaies de l'âme
La Lettre, chemin de vie : Le symbolisme des lettres hébraïques
La Parole au cœur du corps, entretiens avec Jean Mouttapa
Job sur le chemin de la Lumière
Le Féminin de l’Être - Pour en finir avec la côte d'Adam -
Œdipe intérieur - La présence du Verbe dans le mythe grec -
Manifeste pour une mutation intérieure
L'arc et la flèche - La lettre hébraïque SHIN -
L'Alliance oubliée - La Bible revisitée -
Résonances bibliques
Alliance de feu (2 tomes) - Une lecture chrétienne du texte hébreu de la Genèse -
Le Baiser de Dieu - Ou l'Alliance retrouvée -
Nous sommes coupés en deux - Intégrer son ombre -
Cheminer avec l'ange
L'Initiation - Ouvrir les portes de notre cité intérieure -
Va vers toi - La vocation divine de l'Homme -
Le Seigneur et le Satan - Au delà du Bien et du Mal -
Le Livre des guérisons - Les Évangiles en eaux profondes -
Vous pourrez consulter ses informations sur son site:
23 sept. 2019
Séance de yoga avec l'association Yoga Santé 18, à Bourges. Photos Pierrick Delobelle © Pierrick DELOBELLE
Formateur à l’école française de yoga de Paris, fondateur de l’École française de yoga de Bordeaux, trésorier de la Fédération nationale des enseignants de yoga, rédacteur en chef des Carnets de yoga… Jean-Pierre Laffez est un maillon important de l’histoire du yoga en France. À 80 ans, il pratique encore une heure chaque matin.
Assiste-t-on à une mode du yoga ?
Je ne crois pas que ce soit une mode. Le yoga était diffusé en France et en Europe avant la guerre de 14. Avant 1900, il existait déjà. Même du temps de Voltaire, au XVIIIe siècle, il y avait des traductions de textes en sanscrit où on parlait de yoga. Mais le Hatha yoga, le plus diffusé en Occident, celui où on travaille les postures, se développe dans l’Entre-deux-guerres.
Il existe différentes lignées de yoga. Roger Clerc, par exemple, a codifié le yoga de l’énergie pour s’adapter aux corps et aux besoins des Occidentaux.
Jean-Pierre Laffez, 80 ans, pionnier du yoga en France, formateur à l'Ecole française de yoga de Paris et de Bordeaux
Quelle est son histoire française ?
Au départ, les livres de quelqu’un comme Constant Kerneiz (1880-1960) contribuent à sa diffusion. Dans les années 1950, son élève Lucien Ferrer (1901-1964) ouvre l’Académie occidentale de yoga. Il rassemble autour de lui un groupe de 400 personnes, dont Roger Clerc (1908-1998). Parallèlement dans les années 1960-1965, en Belgique, il existe aussi un travail de transmission du yoga autour d’André Van Lysebeth (1919-2004).
En France, c’est Roger Clerc qui, avec d’autres personnes, va créer l’Union nationale de yoga (UNY), la Fédération nationale des enseignants de yoga (FNEY) et l’École française de yoga (EFY), qui deviendra celle de la rue Aubriot, à Paris. Avant les années 1970, le yoga était peu connu et peu pratiqué. Il s’agissait de quelques occidentaux formés par des maîtres indiens. La discipline commence à se diffuser grâce à des articles dans des journaux féminins. Dans les années 1970, le nombre de pratiquants augmente.
Le yoga est une discipline d'harmonie du corps et de l’esprit. Il est à la portée de tout le monde, parce que ce n’est pas une discipline de la performance.
"Le yoga est à la portée de tout le monde, c'est une discipline d'harmonie du corps et de l'esprit."
Jean-Pierre Laffez
Roger Clerc défendait l’idée d’un yoga occidentalisé. Pourquoi ?
Roger Clerc a en effet codifié le yoga de l’énergie, pour s’adapter aux corps et aux besoins des Occidentaux. L’idée est que chacun trouve la posture qui ne lui fera pas mal. On trouve des enchaînements qui permettent de bouger, tout en dopant la connexion neuromusculaire.
Le second point, c’est la respiration : assouplir le thorax, détendre le muscle du diaphragme, afin de mettre en place une respiration profonde. Dans le yoga, l’art de la respiration, c’est utiliser la respiration consciente pour aller vers un état de détente profond.
Le troisième point, c’est le mental. Le yoga développe la concentration, l’attention, pour arriver à la méditation qui est simplement un état de présence.
Il existe différentes lignées de yoga ?
Oui. Il y a le Hatha yoga, qui est, de façon schématique, une harmonie du corps, du souffle et une maîtrise de l’esprit. Le Karma yoga est un yoga de l’action. Le Jnana yoga est un yoga de la philosophie et du raisonnement. Le Bhakti yoga est plus proche de l’aspect religieux de la vie. Enfin, le Raja yoga est l’ensemble des quatre autres, où on va plus travailler le mental.
"Aujourd’hui, il y a une nécessité de yoga, en réponse à la dureté de la vie sociale"
Jean-Pierre Laffez
Comment expliquer le succès du yoga ?
Dans les années 70, les gens avaient envie de faire de la gym plus douce. Aujourd’hui, il y a une nécessité de yoga, en réponse à la dureté de la vie sociale. Il y a une demande de méditation, qui est depuis toujours enseignée par le yoga. Il élimine les effets du stress dans la vie de tous les jours. C’est une discipline noble, où on apprivoise la respiration.
Aujourd’hui, il y a même des cours de yoga donnés dans les entreprises. Est-ce que cela ne va pas servir à exploiter toujours plus les salariés, sur leur lieu de travail ? C’est une question.
"Le yoga développe une compassion et un certain amour des autres. Mais on n’est pas des saints !"
Jean-Pierre Laffez
Comment avez-vous rencontré le yoga ?
J’avais 17-18 ans, c’était en 1957-1958. Par hasard. J’habitais en province, au Mans. Je suis tombé sur un livre de Kerneiz. Lors de mon service militaire à Dakar, au Sénégal, j’ai rencontré un maître - si je peux employer ce mot - Babacar Khane, qui exerce toujours. Puis Roger Clerc a été mon formateur, mon instructeur. J’ai rencontré des tas de gens, comme le père Déchanet, un père bénédictin qui a travaillé pour faire accepter le yoga dans les milieux chrétiens.
Qu’est-ce que le yoga a changé pour vous ?
Je ne saurais pas dire. J’avais déjà dans l’idée de faire des études de kiné. Je pense que cela a transformé mon attitude avec les patients. Le yoga développe une compassion et un certain amour des autres. Mais on n’est pas des saints !
Le yoga a le vent en poupe dans le Cher
En France, 2 à 2,5 millions de personnes pratiquent le yoga. Un engouement qui se vérifie dans le Cher, où les élèves – une grande majorité de femmes – viennent soulager le stress et ses conséquences : douleurs cervicales, mal au dos… Sans recherche de performance.
« Après un creux dans les années 1980, le besoin de yoga est revenu, remarque Marie-France Levoux, 76 ans, professeur de yoga à Bourges depuis quarante-deux ans. Les gens viennent parce qu’ils ont mal au dos, mal partout ou parce qu’ils ont fait un burn-out. La cause première de tout cela, c’est le stress, mais ils ne s’en rendent pas compte. Le mot stress n’est jamais prononcé, juste ses conséquences. »
Propos recueillis par
Marie-Claire Raymond
3 févr. 2019
Toucher la Terre - Thich Nhat Hanh
Nous joignons nos paumes de mains pour former un bouton de lotus, puis nous respirons trois fois profondément, et nous nous prosternons lentement. Notre front, nos avant-bras et nos jambes reposent le plus confortablement possible sur le sol. Nous tournons les paumes de nos mains vers le ciel en signe d’ouverture aux trois joyaux: le Bouddha, le Dharma et la Sangha. Après avoir réalisé cette pratique deux ou trois fois (qu’il s’agisse des trois ou des cinq touchés de la Terre), vous pouvez vraiment vous libérer de beaucoup de souffrances, du sentiment d’aliénation et vous réconcilier avec vos ancêtres, vos parents ou vos amis
30 juin 2018
5 févr. 2016
Gérard Chinrei Pilet - Qu’est-ce qui bouge ?
| "Etudier la Voie, c'est s'étudier soi-même S'étudier soi-même, c'est s'oublier soi-même S'oublier soi-même, c'est être en unité avec toutes les existences" Maître Dôgen Qu’est-ce qui bouge ? |
| " Une bannière claque au vent. Ce mondo, bien connu des pratiquants du Zen, contient de riches et précieux enseignements. Le second, c’est que les hommes se réclament de la réalité en oubliant le plus souvent qu’il s’agit de leur réalité, c’est-à-dire de la manière dont ils la voient à travers leurs désirs, leurs peurs, leurs attentes, leurs refus, leurs espoirs, leur optimisme, leur pessimisme, leur karma etc...N’ayant le plus souvent pas conscience de la présence en eux de ces multiples facteurs qui colorent leur vision du réel, ils croient en toute bonne foi qu’ils voient les choses telles qu’elles sont et sont enclins à vouloir l’imposer aux autres de multiples façons, parfois même par la force ou la violence. Si l’on veut s’approcher, ne serait-ce qu’un peu, d’une vision plus juste du réel, il faut tourner son regard vers l’intérieur afin de mettre en lumière les contenus subjectifs (émotionnels, idéologiques et autres) que nous projetons inconsciemment sur lui. Ce que nous enseigne aussi ce mondo, c’est que ce ne sont jamais l’extérieur ou les autres qui sont responsables de nos colères, de nos agacements et de nos dépits mais nous-mêmes en ce sens que c’est toujours la présence en nous de tel ou tel contenu psychique qui fait que tel ou tel comportement ou parole d’autrui nous bouge Ÿ, comme on dit dans le langage courant. Si ce contenu n’était pas présent, le même comportement d’autrui n’aurait pas induit une réaction de colère, de dépit ou de haine ni, éventuellement, provoqué tel ou tel choix ou décision. En témoigne le fait qu’un même comportement d’autrui laisse de marbre telle personne et fait sortir telle autre de ses gonds. Les contenus psychiques à l’origine de telle ou telle réaction face à tel ou tel comportement d’autrui n’étant pas toujours conscientisés, plus grande encore est la nécessité de tourner son regard vers l’intérieur pour les mettre en lumière. Notre sérénité en dépend ainsi que la justesse de notre adaptation à la réalité. Gérard Chinrei Pilet (Février 2016) |
26 déc. 2015
BONNE ANNEE 2016
> Elève de l'école de Shéchèn, en tenue de fête (Tibet oriental, 2010)
Pensée de la semaine
C'est ainsi que le cerf, attiré par la musique du luth à trois cordes, tombe sous les flèches empoisonnées ; que l'abeille, séduite par le parfum de la fleur carnivore, en devient prisonnière ; que le poisson, attiré par le goût de l'appât, se fait prendre à l'hameçon ; et que l'éléphant, attiré par le contact de sa femelle, se noie dans la vase.
Le Trésor de précieuses qualités (yon tan rin po che'i mdzod), de Jigmé Lingpa, commenté par Kangyour Rinpoché, Longchen Yéshé Dorjé, Editions Padmakara, 2010, p. 51
JIGME LINGPA (1729-1798), Commentary by Kangyur Rinpoche
6 avr. 2014
7 févr. 2013
Kōdō Sawaki - OÙ EXACTEMENT VEUX-TU ALLER
Eh! Qui cherches-tu des yeux? Ne vois-tu pas que c’est de toi qu’il s’agit?
Les gens aiment la confusion émotionnelle. Regarde les affiches de film au fronton des cinémas: les visages n’expriment rien d’autre que la confusion émotionnelle. Suivre le Dharma du Bouddha veut dire ne pas se mettre à la merci de la confusion émotionnelle. Dans le monde, on fait des tas d’histoires pour rien du tout. C’est le lot des gens ordinaires: ils ne savent pas voir les choses autrement qu’avec les yeux de l’imbécillité collective.
Nous vivons dans l’imbécillité de groupe et prenons cette aberration pour l’expérience véritable. Il est essentiel que tu deviennes transparent à tes propres yeux et te réveilles de cette folie. Zazen veut dire prendre congé du groupe et marcher sur ses deux pieds.
Pris un par un, les gens restent supportables, mais dès qu’ils forment des cliques, ils deviennent imbéciles. Ils sombrent dans l’imbécillité de groupe. Ils sont même si déterminés à devenir stupides en tant que groupes qu’ils fondent des clubs à cette fin et payent des cotisations pour en être membres. Zazen veut dire prendre congé de l’imbécillité de groupe.




