5 févr. 2016
Gérard Chinrei Pilet - Qu’est-ce qui bouge ?
| "Etudier la Voie, c'est s'étudier soi-même S'étudier soi-même, c'est s'oublier soi-même S'oublier soi-même, c'est être en unité avec toutes les existences" Maître Dôgen Qu’est-ce qui bouge ? |
| " Une bannière claque au vent. Ce mondo, bien connu des pratiquants du Zen, contient de riches et précieux enseignements. Le second, c’est que les hommes se réclament de la réalité en oubliant le plus souvent qu’il s’agit de leur réalité, c’est-à-dire de la manière dont ils la voient à travers leurs désirs, leurs peurs, leurs attentes, leurs refus, leurs espoirs, leur optimisme, leur pessimisme, leur karma etc...N’ayant le plus souvent pas conscience de la présence en eux de ces multiples facteurs qui colorent leur vision du réel, ils croient en toute bonne foi qu’ils voient les choses telles qu’elles sont et sont enclins à vouloir l’imposer aux autres de multiples façons, parfois même par la force ou la violence. Si l’on veut s’approcher, ne serait-ce qu’un peu, d’une vision plus juste du réel, il faut tourner son regard vers l’intérieur afin de mettre en lumière les contenus subjectifs (émotionnels, idéologiques et autres) que nous projetons inconsciemment sur lui. Ce que nous enseigne aussi ce mondo, c’est que ce ne sont jamais l’extérieur ou les autres qui sont responsables de nos colères, de nos agacements et de nos dépits mais nous-mêmes en ce sens que c’est toujours la présence en nous de tel ou tel contenu psychique qui fait que tel ou tel comportement ou parole d’autrui nous bouge Ÿ, comme on dit dans le langage courant. Si ce contenu n’était pas présent, le même comportement d’autrui n’aurait pas induit une réaction de colère, de dépit ou de haine ni, éventuellement, provoqué tel ou tel choix ou décision. En témoigne le fait qu’un même comportement d’autrui laisse de marbre telle personne et fait sortir telle autre de ses gonds. Les contenus psychiques à l’origine de telle ou telle réaction face à tel ou tel comportement d’autrui n’étant pas toujours conscientisés, plus grande encore est la nécessité de tourner son regard vers l’intérieur pour les mettre en lumière. Notre sérénité en dépend ainsi que la justesse de notre adaptation à la réalité. Gérard Chinrei Pilet (Février 2016) |
11 janv. 2016
Marcher en silence pour vivre dans la présence à l'instant...
Je vous propose de nous retrouver au point du jour à 1O h 30 avec une tenue de marche adaptée à la météo du jour pour un itinéraire d'une heure qui vous sera précisé sur place,
les mardi 26 janvier, 23 février, 29 mars et 26 avril 2015.
Yoguiquement.
Véronique
Je vous propose de nous retrouver au point du jour à 1O h 30 avec une tenue de marche adaptée à la météo du jour pour un itinéraire d'une heure qui vous sera précisé sur place,
les mardi 26 janvier, 23 février, 29 mars et 26 avril 2015.
Yoguiquement.
Véronique
26 déc. 2015
BONNE ANNEE 2016
> Elève de l'école de Shéchèn, en tenue de fête (Tibet oriental, 2010)
Pensée de la semaine
De même que les papillons de nuit sont attirés par la flamme de la bougie dans laquelle ils vont mourir, l'homme est attiré par la mélodie de l'éloge, l'arôme du tabac, le goût de la viande, la douceur du contact féminin ou la caresse de la soie, mais, induit en erreur par cet attachement, il ôte la vie à sa propre voie de liberté.
C'est ainsi que le cerf, attiré par la musique du luth à trois cordes, tombe sous les flèches empoisonnées ; que l'abeille, séduite par le parfum de la fleur carnivore, en devient prisonnière ; que le poisson, attiré par le goût de l'appât, se fait prendre à l'hameçon ; et que l'éléphant, attiré par le contact de sa femelle, se noie dans la vase.
C'est ainsi que le cerf, attiré par la musique du luth à trois cordes, tombe sous les flèches empoisonnées ; que l'abeille, séduite par le parfum de la fleur carnivore, en devient prisonnière ; que le poisson, attiré par le goût de l'appât, se fait prendre à l'hameçon ; et que l'éléphant, attiré par le contact de sa femelle, se noie dans la vase.
C'est ainsi que nous sommes leurrés par chaque objet de désir et que nous devenons dépendant de lui.
Le Trésor de précieuses qualités (yon tan rin po che'i mdzod), de Jigmé Lingpa, commenté par Kangyour Rinpoché, Longchen Yéshé Dorjé, Editions Padmakara, 2010, p. 51
JIGME LINGPA (1729-1798), Commentary by Kangyur Rinpoche
Le Trésor de précieuses qualités (yon tan rin po che'i mdzod), de Jigmé Lingpa, commenté par Kangyour Rinpoché, Longchen Yéshé Dorjé, Editions Padmakara, 2010, p. 51
JIGME LINGPA (1729-1798), Commentary by Kangyur Rinpoche
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